Certes j'avais déjà parcouru la veille et l'avant veille dans les couloirs de métro et sur le bîtume parisien un premier marathon. Certes le samedi soir, on est revenu du théatre vers 1 h du matin, et j'ai peu dormi. Tout cela fait partie des circonstances "exténuantes", tout comme le gros souci que j'avais et que j'ai toujours avec les hospitalisations répétées de ma mère. Jusqu'au dernier moment, je ne savais pas si je pourrais partir ! Toujours est-il que ce dimanche 15 avril je me lève à 5h pour me rendre à l'Etoile au départ du marathon. Pas de pluie, un léger froid. Ma banane explose net lorsque je veux l'installer. Où mettre l'indispensable portable, l'indispensable musique, sinon dans la pôche de mon blouson amicaliste? Nous sommes 40000 et je mettrai 50 minutes pour arriver depuis Le Fouquet's jusqu'au départ. Ensuite, on part rue de Rivoli, le Louvre, Bastille, Vincennes... les parisiens sont chaleureux, je me sens bien, je ne vais pas trop vite, je mets 2h10 au semi, ce qui est idéal. J'ai alors l'idée folle de faire un autre semi (lol)! Au 30ème, non loin de la Tour Eiffel, m'attendent mon fils Laurent, sa copine Emma, et mon épouse préférée Martine, l'essentiel de mon fan-club qui m'a bien supporté et aidé. Je suis toujours bien, mais tout se gâte au 35ème. Un meneur d'allure de 4h30 me double sauvagement, suivi d'un autre puis d'un autre toujours pour 4h30 (ils sont 4 par tranche horaire). Peu à peu mon mental se grignote, c'est de moins en moins jouable, je marche un peu, je repars, je rumine des idées noires, je repars moins vite. J'arrive pile au bout de 5h à l'arrivée avenue Foch dans les très beaux quartiers. marathon.jpgC'était mon deuxième marathon parisien, le 4ème en tout. A l'instant où j'écris, je ne sais pas s'il y en aura d'autres, tout dépend du mental, qui conditionne largement le physique. Je sais que beaucoup ont pensé à moi, m'ont encouragé par texto et de vive voix et je les en remercie. Cela m'a permis de tenir sur les derniers mètres.  A part ça, j'ai retrouvé les quartiers parisiens où je vivais au siècle dernier. Paris est formidable, mais pour quelques jours seulement, après on a besoin de soleil et de verdure !

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