Après de nombreux mois de préparation, le GRAND JOUR est arrivé. Nous voilà au départ du Trail de la Ste Victoire. Un monument sur le Circuit Trail de l’hexagone. Nous sommes 4 Amicalistes à nous aligner sur cette terrible épreuve : Alain qui y a déjà participé il y a 2 ans, Christian, Marc et moi-même.




Il fait beau, il fait chaud, et la journée s’annonce rude à tous les sens du terme. Nous partons à 8h00 de la salle des fêtes de Rousset. L’organisateur annonce près de 500 inscrits. Pour tous, la prudence sera de mise sur les 10 premiers km relativement roulants.



Après le passage du Cengle, la première ascension de la Ste Victoire par son versant sud est très surprenante. En effet, le dernier km se fait quasiment en varappe, pas le droit à l’erreur, l’adrénaline est à son maximum.



Puis sur le plateau direction la Croix de Provence, hyper cassant, il est très difficile de courir. Nous enchaînons par la descente des Venturiers, direction Cabassols. Premier Ravito, notre fan club (Muriel, Mylène, Marie, Agnès, Denis) sont présents. Denis, mon sauveur, me permet de poursuivre la course à cet instant !! En effet, depuis le 1° km j’ai cassé un bâton, et il est inconcevable pour moi de terminer cette épreuve sans une paire de bâtons. Mais Denis s’est débattu comme un lion et m’a trouvé la paire de Charly qui montait sur le Pic de Mouches pour nous encourager. Les liens de l’Amicale sont au sommet….



Nous enchainons par la terrible montée sur le sentier des Plaideurs, direction le Pic des Mouches. A part quelques foulées, de-ci de-là, il nous est quasi impossible de trottiner. Prudence pour les chevilles, le soleil cogne et nous sommes maintenant au coeur de la course. Plus de la moitié du parcours est derrière nous.


Au sommet du Pic des Mouches, Charly, Robert et Sylvie nous attendent. Ca fait du bien de se sentir soutenus.

Christian nous avait prévenus, la descente sur Puyloubier peut rapidement devenir un carcan. Et il avait bien raison le Christian. De la caillasse, du sol instable, des marches à passer. Bref, notre ami Christian y jettera ses dernières forces, mais les crampes ne le laisseront pas aller plus loin. Avec sagesse, il dépose le dossard auprès de l’organisation à Puyloubier.



Alain semble en grande forme. Il est sur la base de son temps objectif et maîtrise amplement son sujet. Marc prend le temps de se régénérer après quelques gros coups de pompe, mais il poursuit courageusement son chemin.




Pour ma part, mis à part une crampe violente dans la descente de Puyloubier, je sens que l’hypoglycémie me guette malgré la quantité astronomique de gels énergétiques que j’avale depuis le départ. Gestion de l’effort et abnégation me permettront de poursuivre dans la douleur.


La dernière grosse difficulté est une fois de plus "terriblissime". La remontée vers le refuge Beaudino exige de nous une persévérance et une envie sans faille. En effet, le soleil cogne fort, il est maintenant près de 14h30 et le versant sud ne nous épargne rien. Surtout qu’il nous faut encore avaler 800 mètres de dénivelé alors que nous avons déjà 35 km dans les pattes et près de 2000m en positif. Marc nous racontera avoir été contraint à plusieurs pauses durant cette difficile ascension.


Beaudino franchi, c’est une fin interminable qui nous attend. Près de 10 km de faux plats, descentes, côtes, plats à travers champs et garrigue. Mais ça sent l’écurie. Philippe Sanchez est venu à notre rencontre.

Alain en termine en 6h41’45’’. Chapeau bas. Notre comité d’accueil est là pour nous. Les verts et blancs sont réunis au dessus de la salles des fêtes de Rousset. On compte une bonne quinzaine d’amicalistes. Marie-Christine et Claude nous ont fait la superbe surprise de nous rejoindre pour partager ce moment avec nous, Serge prend des nouvelles régulièrement depuis midi pour connaître l’état des troupes, bref, c’est trop bon de faire partie des verts et blancs !!!



Il est 15h49 lorsque je franchis la ligne sous un tonnerre d’applaudissements amicalistes. Contrat rempli puisque j’espérais un temps dans la fourchette 7h00-8h00. Maintenant, tous les regards, toutes les pensées se tournent vers notre ami Marco. Philippe le guette à quelques kilomètres, Charly est situé à la flamme rouge, et tout le reste de la bande attend de pied ferme le dernier des « warriors ».


Tout à coup le téléphone sonne. Charly nous annonce Marc au kilomètre. Alors, la pression monte pour tous. La journée va se terminer en beauté. En effet, les poings vers le ciel,  un large sourire au visage, Marc en termine maintenant après 9h34’ d’efforts soutenus. Et comme on se l'imaginait la veille, au retrait des dossards, tout "finisher" mérite haut et fort ces trois mots : Respects MONSIEUR Verdiyan !!!



Quelques minutes après son arrivée, Marc prend un air grave et solennel   : « Mes amis, j’ai fait une belle course, c’était super, tout le monde m’a bien aidé, mais mon plus grand regret, c’est de rater le podium de 4h24 à peine, c'était vraiment pas grand chose !!!! ». Voilà une phrase qui résume l’état d’esprit de cette difficile mais magnifique journée au pays de Cézanne…



La soirée se termine autour d'une mousse chez nos amis Muriel et Marco qui ont vraiment à coeur d'arroser cet évènement. Nous tous aussi d'aiilleurs !!!



Enfin, la journée réservait, pas très loin de là, une belle surprise avec notre ami Patrice Prapant qui a choisi sur la Ronde de Château Gombert - Course Nature de 12 km. Il termine 8° V1 et 34° scratch sur 133 arrivants. L'équipe de trailers de l'amicale est en train de monter en puissance, ça promet encore de belles journées en perspective...


Retrouvez ci-dessous, le film de notre aventure au pays de Cézanne :





@ très bientôt sur www.amicaledespennesmirabeau.com

Le blog du Sport au Naturel

 


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